Une vague de rumeurs a récemment secoué la République centrafricaine. Des messages diffusés sur les réseaux sociaux et d’autres plateformes numériques ont évoqué une supposée tentative de renversement du gouvernement impliquant les Forces armées centrafricaines (FACA). Face à la propagation de ces informations, l’état-major a pris la parole pour démentir catégoriquement ces accusations et rassurer …
Centrafrique : l’armée rejette les rumeurs de coup d’État

Une vague de rumeurs a récemment secoué la République centrafricaine. Des messages diffusés sur les réseaux sociaux et d’autres plateformes numériques ont évoqué une supposée tentative de renversement du gouvernement impliquant les Forces armées centrafricaines (FACA). Face à la propagation de ces informations, l’état-major a pris la parole pour démentir catégoriquement ces accusations et rassurer la population.
Les FACA contestent les accusations de déstabilisation
Depuis plusieurs jours, des publications circulant en ligne affirment qu’un projet visant à renverser les autorités en place serait en préparation. Ces allégations ont rapidement trouvé un écho sur différentes plateformes numériques ainsi que dans certains cercles politiques.
Dans un communiqué publié le 13 juin, l’état-major des Forces armées centrafricaines a rejeté ces affirmations. L’institution militaire qualifie ces informations de fausses et dénonce des accusations « diffamatoires, mensongères et relevant de la désinformation ».
Selon l’armée, ces rumeurs ne visent pas uniquement l’institution militaire. Elles chercheraient également à porter atteinte à la réputation de son chef d’état-major, le général Zéphirin Mamadou.
Pour lever toute ambiguïté, les FACA ont réaffirmé leur attachement aux institutions de la République ainsi que leur loyauté envers le président Faustin-Archange Touadéra. Cette prise de position publique vise à rassurer l’opinion et à rappeler le rôle de l’armée dans la préservation de l’ordre constitutionnel.
La lutte contre la désinformation devient un enjeu de stabilité
Au-delà du démenti, l’état-major attire l’attention sur les conséquences potentielles de la diffusion de fausses informations. Les autorités militaires estiment que ces « actes de cybercriminalité » peuvent fragiliser les efforts entrepris pour renforcer les capacités opérationnelles des FACA.
Dans un contexte où les informations circulent rapidement sur internet, les rumeurs peuvent alimenter l’incertitude et créer des tensions inutiles. C’est pourquoi l’armée appelle la population à faire preuve de vigilance et de retenue face aux contenus relayés en ligne.
Les autorités soulignent également la nécessité de vérifier les informations avant de les partager. Cette prudence apparaît comme un moyen de limiter les risques de manipulation et de préserver la stabilité du pays.
Afin de faire toute la lumière sur cette affaire, une enquête judiciaire a été ouverte. Elle devra permettre d’identifier les auteurs des rumeurs et de déterminer les circonstances de leur diffusion.
Cette séquence rappelle que les enjeux sécuritaires ne se limitent plus au terrain militaire. La circulation de fausses informations constitue désormais un défi majeur pour les institutions, qui cherchent à protéger la confiance du public tout en préservant la stabilité politique et sociale du pays.
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